02/08/2011

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conseils préliminaires diriger loyalement. Jamais un homme, ni chefs ni soldats, n’a eu à se plaindre de son commandement, jamais non plus une de ses brusqueries militaires n’est sortie de sa bouche, et malgré ses manières trop sympathiques, ses soldats semblaient le vénérer.

En sa qualité de colonel, il savait que, pour avoir de l’ordre dans une compagnie, il fallait que les haltes de celle-ci ne soient pas trop lentes, surtout vers le soir, car c’est alors que surviennent les querelles à cause de l’ingurgitation de liqueurs alcooliques (sic) ce qui est impossible d’empêcher aux soldats. Il fallait de son côté et ainsi que ceux des officiers une patience incroyable pour le rassemblement des hommes et que, de bonne heure, il fallait disperser la compagnie.

Nous avons eu aussi à remarquer le major François Morel, vétéran de Saint-Feuillen, qui fait honneur à la compagnie en portant dignement la Croix commémorative de notre Saint Patron. Il a fait pendant huit marches

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consécutives les fonctions d’adjudant dans la cavalerie – compagnie de Fosses – et il estimait à tel point les habitants de son hameau que, quand on y a formé une compagnie, il n’a plus répondu à l’appel que lui faisaient les fossois. (sic)

Il a dans l’état-major de la compagnie du Bambois : son beau-fils, Hallin Eugène, comme adjudant ; son petit-fils, Hallin Alfred, garde-Drapeau, et encore, son neveu, François Gobert, comme major.

La famille Thirot a donné aussi plusieurs membres à l’Etat-Major : madame Pierre Thirot-Thomé, comme cantinière ; ses deux beaux-fils, Charles et David, enfants du première mariage de son mari, étaient lieutenants ; il avait été question d’un troisième, qui aurait rempli les fonctions de héraut, mais le sort le désigna pour l’armée Belge. (sic)

Le lieutenant-colonel Guillaume et les majors Viroux et Gobert avaient l’air de braves guerriers et parfois l’un ou l’autre semblait redoutable avec son allure

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belliqueuse.

Le capitaine Drèze, avec son allure martiale, passait, d’après la rumeur publique, pour le bel officier de l’Etat-Major.

Georlette et Thirot David avaient un cachet spécial du militarisme. Thirot Pierre avait une prestance magnifique.

Le lieutenant Wiame, comme ex-soldat de l’armée Belge (sic), un peu exalté quand même, remplissait sa tâche d’une manière irréprochable.

Quant aux chefs des pelotons, des Turcos, nous nous tairons de tout éloge.

A la dernière réunion, on se sépara comme les membres d’une même famille partant pour un voyage et se promettant de se voir tous ensemble à la prochaine marche de Saint-Feuillen. 

 

Fait à Fosses le 10 Novembre 1893, par le Colonel de la Compagnie du Bambois.

 

                                                      /signé F(rédéric) Cosme/

           

 

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07:36 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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