02/08/2011

p.39-40

A neuf heures, le cortège se met en mouvement et le défilé commence. Il dure une heure et quart.

Adelin et ses majors étaient heureux de se voir à cheval à la tête d’une compagnie, au milieu de plus de cinquante mille personnes et d’un effectif de compagnies de plus de trois mille hommes.

La compagnie de Bambois se trouvait donc ainsi entre celles de Bois-de-Villers et de Bambois.

Toute la compagnie avait su se pomponner élégamment.

Dans le cortège, la compagnie marchait correctement. Adelin, se retournant de temps

(40)

en temps, accompagnait d’un clin d’œil son regard de satisfaction donné aux chefs ou aux soldats.

Il est inutile de féliciter les capitaines et les lieutenants qui avaient su en peu de temps apprendre leurs exercices grâce aux bonnes leçons orales du théoricien, l’adjudant Hallin, et ensuite de les inculquer aux soldats. De cheval, à la tête de la compagnie, one ne voyait que schakos (sic) et pompons allignés (sic) soigneusement.

Le sergent-sapeur, Léonard Fauchet, une grande scie à la main, barre le passage à la foule et est suivi de huit sapeurs presque tous courbés sous le faix du travail. Faudchet remplit dignement sa tâche.

Le tambour-major, Antoine Wiame, d’une allure guerrière, dirige les quatre tambours et les deux clairons qui remplacent un fifre.

Le colonel et le lieutenant-colonel sont sur un rang et les trois majors sur un autre, aux uniformes très riches et d’une fraîcheur remarquable. Ils montaient tous des chevaux de labour.

07:57 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.