02/08/2011

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sait assemblée générale afin de savoir comment allaient les comptes.

Les comptes étaient tenu par M. François Gobert, major, celui-ci comme Trésorier, et par M. Jules Georlette, capitaine, comme Secrétaire.

 

Tambours. Clairons.

 

Comme tambours de la compagnie étaient Jean-Baptiste Sohy, du Scul de Poule (Fosses), loué pour toutes les opérations de la marche au prix de 25 frs, et Florent Lainé, dit Gravé, également de Fosses, aux mêmes conditions, pour 20 frs.

Pour la kermesse de Névremont, ou huit jours avant la Saint-Feuillen, deux Namurois jouaient le tambour pour la compagnie au prix de 4 francs chacun.

Pour la marche Saint-Feuillen, le dimanche et le lundi, ces deux tambours namurois, qui n’étaient pas batteurs de première force, jouaient le tambour au prix de 15 francs chacun et pour les deux jours. M. Degeneffe, celui qui les fournissait, avait passé contrat comme suit :

« Contrat de location

« Entre le Sieur léon Degeneffe, demeurant rue Notre-Dame, 17, à Namur, d’une part et l’Etat-Major de la compagnie du Bambois-Fosses, d’une autre part, il a été convenu ce qui suit :

« M. degeneffe donne en locatioon au sisdit Etat-major qui accepte pour les 24 et 25 septembre prochain, à 6 heures du matin, deux bons tambours au prix de 15 francs chacun et ce pour les deux jours.

« S’ils ne se rendent pas aux jours et heures ci-dessus, M. Degeneffe s’engage à payer les dommages réclamés par la compagnie.

« L’Etat-Major s’engage à payer la somme le 25 septembre, au soir.

« Fait en double à Bambois-Fosses, le 27 août 1893.

 

« Le Fournisseur                                 Pour l’Etat-Major de la Cie du Bambois,

(signé) Degeneffe                                   

 

Comme clairons jouaient un homme de Vitrival, pour huit francs, les dimanche et lundi, et Edouard Baclin, de Bambois, pour cinq francs ; leurs habillement, nourriture et

 

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logement étaient fournis par l’Etat-Major comme les tambours étrangers d’ailleurs.

Le clairon de Vitrival est venu accompagner gracieusement la compagnie le jour de la kermesse de Maison.

 

Fusils

 

Les fusils ont été fournis en partie par le susnommé Degeneffe, de Namur, qui les prenait chez un escrimeur de cette ville.

Il avait été question que la compagnie aurait eu deux clairons militaires qui auraient joué gratuitement ; mais ils n’ont (sic) pas venu faute d’instruments. Ils étaient engagés par un jeune militaire du Bambois.

Mais comme c’était gracieux cette musique harmonisée de tambours et clairons !

 

Effets militaires

 

Les effets de la compagnie ont donc été fournis par la maison Morue, de Florennes. Ils étaient d’une propreté remarquable. Charles Guillaume est allé les chercher avec son chariot pour le modique prix de huit francs.

A la sortie du 10 septembre, quelques soldats s’étaient revêtus de leurs costumes pour l’inspection de ces derniers. La chose n’avait pas été obligatoire. Aucun fait n’avait été remarquable ce jour-là.

 

Bénédiction des armes

Kermesse de Névremont

 

Le 18 septembre, jour de la bénédiction des armes, une pluie torrentielle n’avait cessé de battre depuis le matin.

Malgré ce temps détestable, la compagnie de Fosses a (sic) sorti et a fait bénir ses armes à l’issue de la grand’messe.

Vers midi, le ciel s’éclaircissant, Adelin s’est rendu à Bambois pour informer les hommes de la compagnie que le départ de celle-ci aurait lieu à 2 heures. Adelin revenu à cheval à Fosses,

 

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s’est revêtu de son uniforme de colonel. Il était beau cet uniforme :les épaulettes étaient neuves et ainsi que tous les ornements. Dans les plumages, il n’y avait aucune distinction. Adelin avait le même que ceux des majors ; seules les épaulettes le distinguaient du grade de colonel.

A deux heures, Adelin était au lieu de rendez-vous, et vers trois heures, la compagnie se mettait en marche vers l’église collégiale de Fosses où a eu lieu la bénédiction des armes, par M. Mallar, le Révérend Doyen. Le Drapeau fut aussi béni en même temps.

Une averse avait recommencé de plus bel. (sic) Aucun soldat, sous son bel uniforme, ne reculait pour ce temps désastreux.

On eut dit qu’ils partaient pour la guerre et que, s’ils ne remportaient pas la palme, ils mourraient à la brège. (sic)

 

Effectif de la Compagnie

 

Comme ils étaient heureux de voir leur petit coin de terre du Bambois si humble, représenté pour la première fois dans une marche par une Compagnie de 103 hommes, état-major compris.

Après la bénédiction des armes, on eut difficile de se décider et d’aller à la kermesse de Névremont, la pluie tombant toujours avec une violence extrême.

La nuit approchait. Adelin, tout désappointé, dit à ses officiers : « Rendons à la compagnie de ce hameau l’hommage réciproque », puis, s’avançant en face de la compagnie, il dit aux soldats : « Les soldats qui ne veulent pas assister à la kermesse de Névremont sont complètement libres. »

Cinq minutes plus tard, la compagnie au grand complet traversait les rues de la ville de Fosses et se dirigeait vers le hameau de Névremont.

La réception, qui fut très agréable, a été faite par le colonel Joseph Crasset, de la compagnie de Névremont.

Le soir, par un clair de lune, la

 

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compagnie rentrait dans ses parages en fredonnant quelques refrains de chansons patriotiques.

Huit jours nous séparaient de la grande fête septennale de Saint-Feuillen.

 

Bienfaiteurs. Don. – Dîners

 

Quelques bienfaiteurs ont payé la location de 3 costumes de soldats, je crois, à l’Etat-Major, pour les amateurs nécessiteux.

M. Devillers, brasseur à Fosses, a fait don d’un tonneau de bière à l’Etat-Major de la compagnie du Bambois. Les soldats pouvaient boire à volonté à ce tonneau qui était déposé au lieu désigné par l’Etat-Major.

Celui-ci, pour l’exempter des ruses et de tous embarras le jour de la marche avait donné un franc à chaque soldat pour son dîner. Il avait la faculté d’aller où bon lui semblait. Quelques officiers de l’Etat-Major, malgré le franc versé, réconfortaient eux-mêmes leurs soldats.

Les autorités communales de la ville de Fosses adressèrent à Adelin, commandant de la Compagnie du Bambois, la lettre suivante :

« Monsieur,

« Vous êtes invité à vous trouver avec votre compagnie à Fosses, le 24 de ce mois, à 8 heures précises du matin, dans la rue du Faubourg de France, où la place que vous devrez occuper vous sera indiquée par une commissaire.

« Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de nos sentiments distingués.

     

                                                                    « L’Echevin délégué,

                                                                       « Dr Arnould. »

 

Chacun porte un goût remarquable pour le recurage de son fusil, de son sabre, en un mot du grand netoyage de son effet. Comme tout reluisait ! Tout soldat voulait rivaliser de zèle et de propreté avec son voisin.

Le samedi, veille de la fête, la désolation la plus poignante se jetait dans les cœurs : la pluie tombait par torrents. Quel malheur ! s’écriait-on.                 

 

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Le jour de la St-Feuillen

 

Le dimanche, l’aube du jour paraissait encore brouillé par quelques nuages ; mais à 7 heures, un soleil radieux nous souriait.

Adelin était éveillé à l’aurore du jour pour guêter (sic) le temps.

Le rassemblement de la compagnie est difficile.

A 8 heures et demie, la compagnie du Bambois longeait la route de Ligny à Denée. Elle était suivie de celle de Maison-Bossierre. (sic)

La compagnie du Bambois était reçue au Faubourg de France, par un commissaire, M. Jules Chaltin, receveur communal, lequel, après avoir versé dix francs dans les mains de l’Etat-Major, l’a conduite à sa place respective, numéro 16, dans la marche.

Voici, par ordre, les compagnies qui assistaient à la procession, en 1893 :

1 Fosses

4 Mettet

10 Sart-Saint-Laurent

17 Ham-sur-Sambre

11 Haut-Vent

18 Arsimont

12 Lesves

19 Biesmes (sic)

13 Maison-Bossierre (sic)

20 Malonne

2 Vitrival

5 Falisolle

3 Floreffe

6 Devant-les-Bois

7 Roux

14 Buzet

8 Aisemont

15 Bois-de-Villers

9 Névremont

16 Bambois

 

08:03 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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